journal découvertes

Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 20:02

Pour ma première nuit en Turquie j’étais installée dans la cour d’une école de tissage bien gardée toute la nuit. Ce qui m’a permis de sortir à Selçuk le soir pour profiter de l’ambiance fête de ces jours et ce fut très animé et sympa. Pas de problème pour se promener seule.

Pour dimanche pleins de projets :

D’abord la visite d’Ephèse à côté de Selçuk.  Encore un site archéologique me direz vous  et j’étais presque tenté de ne pas y aller. Heureusement on me l’a vraiment recommandé. C’était magique. L’ensemble est grandiose et les reconstructions merveilleuses. On se sent dans un autre monde et on se redit qu’il y avait déjà des civilisations très évoluées avant nous.  En plus j’ai eu les premiers 30 minutes tout seul dans le site avec le soleil levant, puis j’ai  pu profiter d’une visite guidé en allemand. Les photos ne peuvent malheureusement pas rendre ce vécu de grandeur.

Puis comme je vous avait dit ma surprise devait être une sortie équitation sur la plage. J’y étais à l’heure, mais personne. Alors j’ai continué ma route vers Kusadasi une station balnéaire plutôt riche. J’ai admiré les quais et la statue qui symbolise le nom de la ville aux oiseaux. Je ne voulais pas me lancer dans du shopping. J’ai préféré rejoindre la réserve naturelle de Milli où il y a entre autres animaux les derniers chevaux sauvages de Turquie. Les paysages et les plages étaient magnifiques mais la verdure bien trop dense pour apercevoir des animaux.
Puis j’attaque la route pour me rendre à Pamukkale, qui sera le site le plus éloigné pour mon voyage. J’arrive la nuit dans une ville tout près et m’installe sur une place devant une maison. Le lendemain matin la propriétaire vient me voir et m’invite pour le thé. Très vite toute la famille est là, seule deux des jeunes filles parlent très peu d’anglais. Ce jour est la fête du sacrifice « Kurban Bayram », 1 mois après la fin du Ramadan, la plus grande fête religieuse des Musulmans. Toutes les familles sacrifient un animal. « La mienne », pour l’occasion, insiste pour que je reste.  D’abord je pars en pensant à tous mes kilomètres qui me restent à faire, mais finalement je retourne, les gens d’abord, le reste on verra bien. J’ai pu participer à tout la cérémonie du sacrifice (2moutons et un bœuf !) avec prière et assistance de la famille, à la préparation du repas avec la viande et nous avons mangé à 11 heures, l’animal tué à 9 heures. Puis on m’emmène à la ferme des poules (en batterie pour produire des œufs) de la famille et visite chez les ouvriers avec distribution de gigot. Pendant ce temps un membre de la famille a appelé pour moi un garagiste qui est venu réparer ma serrure qui s’est bloquée ce matin même.

A 13 heures je suis partie pour Pamukkale juste à côté. Le soleil était tellement radieux que je n’ai pas résisté à y entrer et j’ai bien fait, la lumière était superbe et jusqu’à 17 heures j’avais juste le temps de faire le tour de ces magnifiques vasques de calcaire qui bordent le plateau sur lequel avait été construite la cité romaine d’Hiérapolis. L’eau chaude est d’abord détournée dans un bain thermal puis elle coule de vasque en vasque dans le petit lac en bas. Au dessus de ces vasques se trouve la cité antique d'Hiérapolis très grande et également belle.  A 17 heures je retrouve, suite à un sms, Jessica que j’avais rencontrée aux Météores et nous passons une bonne soirée au resto. Quelle journée, ainsi on n’équilibre pas toujours son programme comme on veut.

Par contre le lendemain tranquille, juste des km, des arrêts et des paysages avec la nuit au bord de la mer. Mercredi tôt, visite de l’Acropolis de Bergame. Bien qu’elle soit très réputée et que j’ai suivi une visite guidée, je n’ai pas été très emballée. C’était plus sympa de discuter avec un turc ayant habité 5 ans à Annemasse et tout heureux de retrouver un 74.

Puis des km jusqu’à Istanbul, un petit ferry pour arriver au milieu de la ville et stationnement entre l’aya Sofia et la Mosquée bleue que je visite le lendemain en premier. Elles sont belles, surtout les mosaïques et les capitaux mais je n’ai pas le coup de foudre. Ce que je trouve plus sympa c’est de voir tous les turcs en congé et donc énormément de touristes indigènes. D’habitude on parle d’environ 1 million de piétons à Istanbul, là ils seraient 2 millions. Mais personne n’est pressé et les familles réunies.

J’ai le temps de faire les citernes souterraines, la tour de Galata, de vadrouiller en vélo, un bistro à côté du marché au poisson et le soir je me prélasse dans un bon hammam. Mmh !

Alors ma place de stationnement est super, mais il faut accepter le muezzin tonitruant à 6h du matin. Donc je suis prête tôt, pour visiter Topkapi, palace des sultans et son harem. Ses nombreux trésors et bâtiments sont très beaux et intéressants. Il fallait bien quatre heures pour faire le tour. Je passe le reste de l’après-midi au bord du Bosphore en profitant des étals, bistros et édifices intéressants tels le palais de Dolmabathçe. Plus je vois plus je m’aperçois que je ne pourrais voir qu’une infime partie de ce qu’il y a d’intéressant. Raison pour revenir.

Samedi je visite le palais de Dolmabathçe, construit vers 1843, dans un style rococo-baroque. Avec ses 285 pièces et son harem, il contient encore tous ses tapis, le mobilier et tableaux. Il est magnifique, malheureusement nous sommes obligés de suivre une visite guidée qui va bien trop vite. L’après midi flâneries au grand bazar, sans trop d’envie d’acheter à force d’être interpellée par les vendeurs.

Avec toutes ces merveilles le choix des photos est vraiment difficile et ne peut pas être représentatif. Alors j'espère que vous viendrez bientôt les voir chez moi en album, car le retour est imminent. J'espère sans neige. Bisous à tous.

Par Hauchard Christa - Publié dans : journal découvertes
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 18:25

Voici une semaine qui commence sous les meilleurs auspices. Athènes avec un soleil magnifique, de l’ambiance musicale et détendue dans les rues avec les grecs en congé. Ayant tant attendu le bus la veille, qui fut ensuite bloqué dans les bouchons (au total 40 minutes) je me décide d’aller en vélo à Athènes. Pour y aller cela descend tout le long la grande avenue Odeos qui doit faire dans les 5 km. Ravie j’arrive au cimetière (romain) et le musée des Céramiques, puis le marché aux puces, l’Agora avec le temple d’Hephaistos,  et  je flâne sandwich en main dans l’acropole, réfléchissant à une peinture.
Mais cela me dépasse, me paraît trop difficile. Surtout quand je vois les croquis de deux américains installés devant le temple de Zeus. Plus tard nous finissons par discuter, échanger nos cahiers de croquis et je me redis : ne pas comparer et le faire pour le plaisir et pas pour le résultat en priorité. Les deux sont étudiants en architecture !  C’était très sympa de voir leur tour d’Italie et maintenant de Grèce en croquis.  


Comme les sites nationaux sont  gratuits le dimanche je profite encore de rentrer au nouveau musée archéologique de l’acropole, qui n’est cependant pas encore installé, en dehors d’une exposition temporaire. Puis  un peu de flânerie dans les quartiers Paka et je finis après le coucher du soleil sur internet pour le blog. Je reprend mon chemin de retour, 20 minutes pas plus et je rentre bien moins fatigué qu’hier car l’alternance marche dans les sites et vélo entre deux est parfait, pourtant j’ai du en faire.




A propos sport : je ne trouve plus de courses, n’ayant pas trop de facilités avec le grec et pour tous les autres sports que j’aurais souhaité faire, soit je ne suis pas au bon endroit soit c’est fermé car hors saison. La semaine dernière j’espérais faire de l’escalade avec deux touristes allemands, mais ils venaient de se faire chasser par un grec. Je suis donc très bien avec mon vélo et les petons pour courir. Au moins ce n’est pas compliqué. 


Lundi journée plus calme, grasse mat, puis au port à Pireas pour acheter mon billet de ferry pour la Turquie. Le trajet pour la Turquie comprend un changement obligatoire sur l’île de Chios. J’en profite pour intercaler un jour de visite, en fait deux car le ferry part que tous les deux jours seulement. Le port de Pıreas est immense et je suis sans mon vélo, que j’ai laissé à Athènes, alors 30 min pour aller d’un côté à l’autre, mais une reconnaissance préalable me tranquillise pour  y arriver avec mon camping car. Je finis la journée au musée archéologique avec quelques croquis plus relax et rapides.



Parlons peur : quand même j'en ai parfois. Par exemple là pour prendre le ferry, car ce sont d’énormes camions avec des chauffeurs archi pros et quelques grecs pressés et habitués en voiture qui vont le prendre. Il faut y rentrer en arrière, la pente est raide et l’espace serré. Conclusion je me réveille mardi à 4h sans pouvoir me rendormir. Parfait, je me décide de traverser Athènes à ce moment pour descendre au port et la circulation est alors un jeu d’enfant. Je me rendors au milieu des ferries et flâne la journée dans divers quartiers très sympa d’Athènes. Là encore la peinture d’une maison est le moyen de passer un agréable moment avec sa propriétaire  qui m’apporte un verre de vin.

Puis le soir embarquement, j’observe, je vois des voitures et estafettes qui doivent monter un étage en plus, renseignements pris la pente est de 20°, j’espère que cela ne sera pas pour moi, 3 heures pour caser tous les containers et voitures, moi en dernier et cela a été assez facile. Nuit médiocre sur les canapés du bateau,  arrivée sur Chios, île tout près d’Izmir à 5h du matin. 

Je dors jusqu’à 9h sur la première place trouvée à l’extérieur de la ville et me réveille face à une plage turquoise, soleil et vent fort. Jogging, baignade et visites de l’île sont encore un programme de rêve. Au village de Pirgi je retrouve un contact très chaleureux avec la population, thé chez l’un, discussions avec les autres. Cela change tant des villes et je m’y sens mieux, même s’il y a plus à faire dans les villes. Les trois villages visités ont tous une architecture très différente.

Pirgi est connu pour ses maisons peintes à motifs géométriques. En effet ils sont très nombreux et magnifiques. En été les rues et parkings sont complètement bouchés. Aujourd’hui je suis seule et les habitants contents de me voir.


Le village de Mesta est entièrement en pierre apparente.  A 15 h je vois une mamie sortir avec sa lampe de poche et je me dis : ben dis, elle va rentrer si tard. Mais en fait non, les ruelles sont dans le noir, car en majorité couvertes d’arches de pierres pour consolider les maisons déjà très robustes, à cause des tremblements de terre fréquents. En visitant j’ai même effrayé des chauves souris avec mes photos dans une impasse. Nouvelle nuit dans un port avec bistro internet et jeunes à côté


Jeudi je continue le long de la côte puis traverse l’île pour retourner dans la ville de Chios en vue du ferry le lendemain tôt. Et zut, je n’ai vraiment pas de chance avec les îles,  encore trop de vent, le bateau ne partira que samedi matin. Et là j’ai vraiment déjà visité ce qui m’intéressait et j’aimerais avancer. Il faut se faire une raison, vendredi je reste sur ma place bien entouré et fait une balade sur la montagne ou Homer serait né.

Par contre samedi quelle journée : en résumé arrivée super en Turquie. Les détails ci-dessous. Encore l’angoisse du ferry à 8h du matin. Mais il est tout petit celui là, jamais on ne va tous rentrer là dedans. Rien que mon camping car va le remplir. Et oui, il y avait un ascenseur caché dedans qui casait les voitures dans la cale et moi tout seul en haut.
Courte traversée et magnifique port et fort à çesmé. Commence l’attente et les divers contrôles de papiers. J’ai le temps de voir tous les extraits de journaux affichés sur les arrestations d’étrangers trafiquants de drogue effectués ici même. Au bout d’une heure arrive le spécialiste stupéfiant pour examiner mon véhicule, il me signale qu’il est armé. Quelle chance je pars kleen au bout d’une heure 30.

A moi la Turquie. Sur l’autoroute d’abord, car assez perdu de temps. En entrant : première borne, pas de ticket qui sort, puis la cabine, personne dedans, deuxième borne enfin un ticket. Je roule presque seule les 80 km jusqu’à Izmir. Au péage de sortie la machine ne prend pas le ticket, ni la carte de crédit, le feu est rouge, personne dans la cabine. Je change de file, personne, nulle part. Comment fait on ? Loin devant, des policiers finissent par faire des signes difficilement déchiffrables. Je finis par avancer. Eh oui, c’était gratuit aujourd’hui. Allez lire cela en Turc. 




La tour de l'horloge d'Izmir
Premières impressions : De nouveau de superbes oliviers dans les champs comme je n’en voyais plus depuis la Croatie et de beaux troupeaux de moutons au bergers en habits colorés. Les gens sont souriants et  accueillants (malgré la douane) Il y a énormément de belles constructions familiales individuelles et en petits ou grands  immeubles. Tout est très propre. Je revois mes photos d’aujourd’hui et ne voit pas traîner un papier.

Ce que j’ai pu voir d’Izmir est très agréable. Regardez cet aménagement pour adultes dans un parc, c’est une excellente idée que je ne connais pas en Europe (sport, jeu et rencontres, a la foıs pour tous les ages) Imıtatıon de nos salles de musculatıon maıs pour tous.

J'y trouve des lıbraırıes avec des lıvres françaıs et le cable de freın cassé a Izmır est réparé 15mınutes plus tard pour 1,5€.
Le Pier Konac (quai du bord de mer transformé en espace commercial) n’a rien à envier à ceux de San Francisco.
Deux jeunes hommes font des beignets dans la rue et les distribuent gratuitement à tout le monde. Un délice. A partir de demain il y a 10 jours de fête religieux en Turquie. Mais je ne m’attarde pas, je file à Ephésus ou je suis accueillie, informée, réservée une sortie surprise (pour vous, moi je sais) pour le lendemain et conduit vers une place de parc sûre dans une école de tissage par un marchand ayant habité à Lucerne.

En espérant vous raconter encore plein de belles choses la prochaine semaine je vous embrasse tous Christa.  

Par Hauchard Christa - Publié dans : journal découvertes
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 16:25


 La semaine ne commence pas folichon. Dimanche le ferry part 2 heures plus tard que les autres jours de la semaine ! Donc j’attends. Arrivée sur Zakynthos, qui semble très beau, la pluie ne cesse pas de la journée, en vélo pas terrible. Internet café etc. etc. Lundi je quitte Killini qui n'etait pas facile, entre autre aussi pour ses fréquentations, des marins, des camionneurs et des travailleurs en attente du ferry ! Je ne m'y sentais pas tout a fait a ma place.

Lundi en route pour Olympia. Un petit topo sur la circulation. Les panneaux de limitation de vitesse à 60, 40 ou 30 alternent tout au long de la route avec les panneaux «radars» Cela dit à 90 on se fait systématiquement doubler. Les routes principales ont une voie et une bande de sécurité de chaque côté avec le plus souvent une double ligne blanche au milieu. Pour les grecs cela veut dire qu’on peut doubler partout, car il suffit qu’on pousse l’autre voiture sur la bande de sécurité. Donc un appel de phares en face ne veut pas dire attention police mais : pousse toi, je double même s’il n’y a pas la place. Ainsi on peut tout à fait se trouver à quatre sur la même hauteur. S’il y a un vélo on klaxonne d’office partout, agréable pour la tranquillité du cycliste, qui n’a d’ailleurs jamais la priorité, ni les piétons. La voiture est roi. Elles sont grosses, 4x4, rutilantes ou très vieilles.

Pour la visite d’Olympia quelques rayons de soleil sont réapparus ce qui fait tout de suite du bien au moral. Le site est aussi très grand, mais je ne m’efforcerai pas de tout connaître en détail dans ces vieilles pierres. Dans le musée la statue d’Hermés est la plus célèbre mais j’ai particulièrement aimé les scènes des frontons du palais, et toujours la même constatation pourquoi l’homme casse même les plus belles œuvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La traversée du Péloponnèse mardi est superbe, de beaux paysages très variés entre les parties brûlées, les montgnes luxuriantes de verdure (pins, oliviers, cyprès, feuillus, sapins,) puis de rochers nus, les gorges avec leurs rivières, puis les plaines cultivés d’orangers, mandariniers et oliviers. Tout cela sur 120 Km. J’ai le temps de faire une belle balade le long d’une rivière, de visiter des villages de montagne et Tripoli, peu intéressant. D’autant plus que j’arrive à 16h, la ville est déserte, les magasins ferment tous à 15 h. Sauf, c’est vrai les pâtisseries.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soirée au bord de la mer à Kiveri avec des températures douces, jogging et baignade le mercredi matin me réconcilient définitivement avec le Péloponnèse. L’après midi à Nafplio, luxueuse station balnéaire, me permet, entre autres, de trouver une laverie, exceptionnelle en Grèce. Après presque un mois ce n’était pas de trop. Je reste donc la soirée avec clapotis de vagues et deux beaux châteaux illuminées en face de mon pare brise. Visites et km se multiplient, du coup la peinture diminue, une petite baisse de motive. Tant pis.

Jeudi je décide la grimpette au fort, dont l’illumination du soir m’a motivée. 1000 marches pour y arriver plus tous ceux dedans. C’en valait la peine avec plus de 7remparts et plusieurs bâtiments c’est très impressionnant et la vue sur la ville magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis je fais une trentaine de km pour visiter le site Epidavros dédié à Asclépios, dieu-guérisseur de l’antiquité. Le site avec un théâtre intact ne fut découvert qu’au 18ème siècle. L’amphithéâtre jouit d’une acoustique exceptionnelle. Tous les étés il y a des spectacles, cela sera pour le prochain voyage ! Ce jour, un visiteur grec a récité pour les 4 autres visiteurs, dont moi, des poésies en grec et ce fut très impressionnant, puisque même un chuchotement s’entend jusqu’au dernier rang et il y a 12’000 places !

Avec ce magnifique soleil je me dirige rapidement au bord de mer le plus proche au sud de Corinthe pour finir la journée avec baignade et far niente.

 

Et j’ai bien fait, car vendredi la météo se gâte de nouveau. Je prends la route tranquille. Le canal de Corinthe est aussi impressionnant que le pont d’Anirion. J’y rencontre un couple suisse avec qui je partage le resto de midi, contente de parler également un peu boulot puisque il est pédiatre. L’arrivée à Athènes à 15h se passe comme sur des roulettes. Je m’impressionne moi-même. Stationnement dans les faubourgs, quartier résidentiel au pied d’une colline avec vue sur Athènes, bus et centre commercial pas loin.

Samedi journée très pluvieuse à Athènes. A 9 heures, sur mon passage, le marché couvert. Quand j’ai vu l’alignement des bouchers j’ai commencé à compter leur nombre : 57 dans la première allée et il y en avait deux autres. Personnellement j’ai un peu du mal avec tous ces animaux pendu en entiers. Les crustacés et poissons étaient magnifiques, Dommage que je ne peux pas vous transmettre les bruits car les marchands crient les uns plus fort que les autres. Puis shopping, musées et flâneries. L’église toujours bien présente, ici au milieu de la plus grande rue commerçante.

A demain la découverte de l’acropole et également les décisions pour la suite de mon voyage. Bises à tous et je vous enverrais bien un peu de soleil, revenu ce dimanche matin et de chaleur de ce climat agréable si je pouvais.

Par Hauchard Christa - Publié dans : journal découvertes
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 15:10

 

 

Bon, ne vous plaignez pas trop de votre vie tranquille, parfois les surprises sont bonnes, mais pas toujours. Ce dimanche (après le musée archéo. de Volos) visite de quelques villages pittoresques sur le Pilio, montagne mythologique de la Grèce antique. A l’aller, la route longe la côte, 20 km, sympa, retour par la route pittoresque : 2x la montée du niveau de la mer jusqu’à 1300m et redescente, tous les grecs en congé et en sortie dominicale. Cela fait au total 65 km de lacets et quelques frayeurs. Sans parler du réservoir d’essence qui s’allume dans la deuxième montée et le moteur qui tousse. Heureusement il y avait effectivement de belles maisons (voyez la pente) et de bonnes rencontres. Pour déstresser un bon jogging sur les quais des argonautes le dimanche soir à Volos.

Lundi, le garage s’impose, 3 heures de bons services du garagiste pour trouver une solution. Ils n’ont pas la pièce, pas à Athènes non plus, commande sous 15 jours mais pour Volos, pour Athènes pas possible et un deuxième garage bricoleur me demande 400 a 800€ (la pièce chez Citroën coûte 150€).

Je repars en toussant à 70 dans les montées et 100 à plat.

Et 100 km plus loin à Thermopylos j’oublie tout ça, c’est tellement beau et surtout génial. Il pleut et dans un décor magnifique avec une délicieuse odeur de souffre ( ! ) je m’immerge dans un bain chaud à 33° et des massages naturels. Profondeurs entre 50 et 100 cm. Depuis les collines euganéennes, où je n’avais pas trouvé mon bonheur, je rêvais de cela et jamais je ne croyais le trouver par là. 3 guides touristiques pour la Grèce et ils mentionnent juste le nom et la statue de Léonidas. Eh oui, ce n’est pas des ruines antiques. Alors le truc à faire : se laisser flotter sur le dos emporté par le courant en train de regarder les arbres défiler au dessus de soi. A ne pas faire : se promener en fin d’après midi le long des berges, car après le travail les grecs sont aussi au bains et ils ne se compliquent pas avec des maillots.

2ème jour de pluie ininterrompue. Hier soir j’ai cru que j’allais nager avec mon camping car. Après une bonne baignade matinale, au chaud sous la pluie, je cherche une poste pour téléphoner longuement à Citroën. Sur la route, tiens, un grand garage Fiat. Je me rappelle qu’ils ont des pièces en commun avec Citroën, on ne sait jamais ! Un peu d’attente c’est vrai, le temps de charger mon ordi dans la salle d’attente, 15 min. de travail pour changer le bout du câble défectueux (du grec a l'anglais et puis francais je ne suis pas sure du nom mais cela pourrait le repartisseur ou distributeur qui va vers le bec, il y en a 4) et quelle heureuse nouvelle, ma voiture est réparée pour 80€ avec une pièce supplémentaire en prime et toutes les explications pour pouvoir la changer moi-même.

Mercredi, après un dernier bain chaud, départ pour Delphi. Quel doux ronronnement un moteur qui marche bien.Visites de quelques villages (Amfissa) en route et du musée archéologique en arrivant. J’y prends vraiment goût et le haut du pilier que vous voyez sur la photo représente les danseuses qui portaient la coupe avec le nombril du monde, que vous voyez à l’avant. Delphi ayant été considéré comme centre du monde par Zeus. Je visite le site jeudi enfin sous un soleil radieux en compagnie de deux suisses allemands.

 

Et je profite de la belle après midi pour rejoindre la côte, me baigner dans la mer (par très chaude, mais trop bleu pour résister) et continuer cette belle partie de route jusqu’à Nafpaktos que je trouve magnifique au coucher du soleil. Cela fait beaucoup de visites mais pas beaucoup de sport et un jogging le long de la mer en pensant à ceux qui s’entraînent à Veigy me permettra de bien dormir.

 

Vendredi je visite tranquillement Nafpaktos, puis je passe au Peloponese par le magnifique pont d’Antirrion. Plus long que celui de Millau mais moins haut, il est très impressionnant et je trouve que c’est une partie d’architecture très importante et belle de notre ère et qui a beaucoup de signification. Je prends plaisir de le contempler en mangeant. Et puis encore un beau coucher de soleil au port de Killini ou je prendrai, avec mon vélo, le ferry demain matin pour Zakinthos.

Eh ben non, trop de vent, c’est vrai que la nuit je me suis demandée si je pouvais m’envoler avec mon camping car. Les bateaux restent à quai je me decides pour un tour en velo dans le coin. Apres 3 heures dont une en montee et une grande frayeur je reste tranquille pour le reste de la journee et me damnde si cela vaut la peine d'attendre demain car ils annoncent toujours beacuoup de vent.

Je pense bien a vous car cette fois j'ai quand-meme du mauvais temps et pas beaucoup d'occupations dans le coin. Va falloir que je me remotive pour la peinture, mais avec la pluie ?  Bisous et bonne semaine a vous.

 

Ps pLes potos sont plus grandes grace au remarques de ma fille, lectrice assidue. Merci. N'hesitez pas si vous avez des remarques elles sont bienvenues. Malheueusement je ne maitrise toujours pas le choix de l'emplacement des photos dans les albums. 

Par Hauchard Christa - Publié dans : journal découvertes
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 17:33

Entre Ohir, Kastoria et Thessalonique je viens de passer une semaine très citadine, mon porte-monnaie s’en est ressenti et j’aspire à la tranquillité de la campagne. Je quitte Thessalonique après une sortie ciné samedi soir  et le musée archéologique dimanche pour continuer avec le site archéologique de Dion, plus au sud. Mon premier, très intéressant et surtout vaste. Voici la photo des bains publics romains pour vous imaginer ce que cela donnerait si nous devions tous nous y retrouver en fin de semaine ! Assis aligné en rang d’oignons.

La région a de belles plages mais le soleil n’est pas au rendez-vous. Alors je me décide pour une randonné sur l’Olympe. Pas la totalité car il fait 2900m d’altitude et en partant de 300 cela en fait trop. Mais la première partie qui traverse des gorges magnifiques jusqu'au monastère et dernier parking. 18 km par la route, certes un peu moins par la gorge, mais c’est sans compter les incessantes montées et redescentes pour chaque énorme rocher. A 14 heures après  4 heures de marche  je croise les premiers touristes. Ils ont fait demi tour avant d’atteindre le but. Je décide de continuer, malgré un doute. Au pire je dormirai chez les moines ou je ferai du stop. Et gagné, le monastère, après  4,5h de marche est magnifique et  il y a UN couple de touristes qui me descend jusqu’à mon camping car.  Avec cela une bonne nuit est assurée.


Mardi départ vers Larissa, Tikkala avec deux arrêts dans des villages pittoresques ou je profite du vieux Pantolomenas pour faire de la peinture et me régaler au resto avec le menu du jour, surpirse ! Excellente. Et pour ce qui est de la peinture il s’agit d’un village qui a beaucoup de maisons magnifiquement restaurées, mais bien d’autres en ruines. Et c’est de ceux là que j’avais envie, mais grosse incompréhension des habitants passants à côté de moi, presque un affront.




J’arrive le soir à ma destination, Kalambaka, en Thessalie, au centre de la Grèce et, déjà la nuit, cela a l’air magnifique : Les météores. C’est époustouflant, une grandeur qui ne peut pas se transcrire en photos. Des rochers de plusieurs centaines de mètres de haut, aux  formes curieuses, et en quantité. Une merveille du monde. Au 13 siècle il y en avait 22 coiffés de monastères. Aujourd’hui il en reste 6 à visiter, toujours habités, l’un par des nonnes, les autres par des frères. C’est grandiose. Je repense à mes dernières balades dans les forêts d’automne ou je me suis souvent dite qu’il y a les cathédrales des hommes mais que les forêts sont la cathédrale de Dieu et dans ce cas ces rochers sont l’autel de Dieu.

Par ailleurs j’ai eu le plaisir de visiter 2 monastères en compagnie de Jessica, jeune américaine sympathique et les robes que nous dévions enfiler nous ont fait rire malgré notre respect pour la croyance très forte des grecs. Elle s’observe partout, le signe de croix devant chaque église ou sanctuaire etc. Et la vénération des icônes et reliques sans limite.

Le lendemain je me laisse encore pénétrer par ce site, je visite un autre monastère et traduis mon vécu autant que possible avec mes pinceaux. En trois jours j’ai l’impression d’avoir fait un voyage d’un bout du monde à l’autre. Le soir balade au clair de lune dans cette ambiance majestueuse.

Vendredi départ pour Volos et arrêt au garage Citroen de Tikkala car mon camping car tousse et les deux garages précédents n’ont rien trouvé, Cette fois oui, mais ils n’ont pas la pièce !

J’arrive samedi matin à Volos. Point de vue circulation c’est nettement mieux qu’un vendredi soir, comme à Thessalonique, mais tout de même l’ambiance ville ne m’attire plus, le plus sympa me semble le port. Il faut dire la météo n’est pas favorable. Pourtant je vois quelques personnes aller nager mais je ne suis pas bien courageuse  alors je traîne sans grand enthousiasme en ville.

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Par Hauchard Christa - Publié dans : journal découvertes
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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 10:55

Vous vous rappelez Linet de mes impressions. Dimanche, 20 km plus loin à vol d’oiseau, à Struga, le monde semble être complètement changé. Mais d’abord la douane, albanaise ! : Non, non avec une carte d’identité ils ne vous laisseront pas entrer en Macédoine. Le chef confirme, moi, têtue reste dubitative, vu mes lectures du routard, (merci Hélène !) et j’ose demander aux Albanais si je peux aller vérifier auprès des Macédoniens, pour m’éviter deux heures de détour. Ok. 200 m à pied aller-retour, les douaniers très aimables  et l’affaire est dans le sac ou plutôt sur la route en Macédoine.

Dimanche paisible à Struga, ou je me ballade et saisit l’occasion de connaître deux femmes en train de cuire leur paprika à l’extérieur. Nous discutons un bon moment avec les mains et un peu d’allemand et je me sens rapidement très proche de cette femme qui a perdu son mari il y a quelques années et a élevé seul ses deux garçons, du même âge que mes enfants. Nous en arrivons à étudier un courrier en allemand de sa caisse de retraite, puisque son mari y a travaillé et tenez vous bien, qui lui demande de fournir un certificat de scolarité pour son fils pour qu’elle continue à percevoir la rente mensuelle de 1,18  pour celui-ci.

Sinon la ville est très agréable, je discute (en allemand) avec le coupeur de bois qui fait la tournée de maison en maison et je peux me balader même la nuit sans inquiétude.

Lundi j’ai trop envie d’aller dire au revoir à mon amie et leur apporte un gâteau ce qui me vaut café turc et visites des voisins qui voulaient me connaître.  Quel bien être ces moments chaleureux !

Lundi arrivée à Ohir toujours au bord du même lac, la ville qui possède une église pour chaque jour de l’an ! et toutes  magnifiques pardessus. Notamment celle de St. Clement qui fut toute reconstruite après le tremblement de terre mais qui est toujours entouré d’un énorme champ de fouilles archéologiques. Je me suis crue en Egypte. L’occasion de discuter avec un ouvrier quittant le chantier à 14 h fin de la journée de travail, sur quelques conditions de vie. Parlons salaire : le sien 200€ mensuel, au Monténégro un percepteur des taxes à la douane 400 € mensuel. Ok la vie est moins cher mais pas tout. Ohir est aussi très agréable, les gens accueillants et ouverts ce qui m’invite à rester. Les rues sont animées le soir, les magasins ouvert jusqu’à 22 h et je peux sortir sans problème.

Mardi visite de St. Jean et peinture de cette église magnifique sur un rocher surplombant la mer. J’en oublie le temps et un beau coucher du soleil me surprend.

Mercredi journée de route pour la Grèce : beaux paysages et grimpette en camping car  jusqu’à 1800 m d’altitude avec arrivée à Kastoria au moment du coucher du soleil sur la presqu’île. Pas facile de s’orienter dans cette ville qui est entourée de touts parts du lac avec au milieu, plusieurs collines très éscarpées. Mais une belle occasion s’offre à moi lors de mon tour de vélo autour de la presqu’île qui est magnifique dans la brume matinale. Je vois quelques personnes s’entraîner à la rame avec ces bateaux très effilés et demande si je peux en faire. L’entraîneur m’invite à  me joindre à un groupe l’après midi et je découvre ce sport, ou l’on semble glisser si facilement sur l’eau. Evidemment c’est plus difficile que cela en à l’air et seule j’aurais certainement chaviré, mais avec Katarina j’ai pu prendre de l’élan et me dépenser une bonne heure. Belle expérience.

Vendredi en route pour les villes d’Edessa et Thessaloniki. La première promise belle ville avec des rivières et cascades me déçoit plutôt. Il faut dire quand on connaît Annecy et Venise on devient difficile. La deuxième m’a d’abord effrayé par sa circulation. Mais ensuite de belles églises se cachent à tous les coins de rues et je vais en découvrir encore le week-end. A vous tous aussi bon repos, surtout que vous l’avez mérité par le travail de toute la semaine. Bisous et à la prochaine.    

Par Hauchard Christa - Publié dans : journal découvertes
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 21:07

Du 25 oct. au 2 nov, à travers le Monténégro et l’Albanie

Un week-end tranquille, (c’est une blague) tout au sud de la Croatie dans une petite station balnéaire à Molunat. La première journée en camping pour faire ma lessive, internet, remplissages etc. Et voici que ce fut une excellente occasion pour entrer dans le vif de la vie du pays. L’époux de la patronne du camping presse l’huile d’olive ce jour pour sa récolte et celle des voisins. Je regarde avec intérêt mais avec plus de plaisir encore je participe à la cueillette avec les femmes. Et en fin de journée j’achète de ce délicieux nectar, excellent sur une tartine.

Tout ceci m’a encore permis de sympathiser avec les voisins Rosemarie et Alfred qui m’ont gentiment invité pour un verre de rouge en fin de journée, histoire de faire passer un peu mieux ces soirées trop précoces maintenant.

Lundi matin je prends la route pour ce qu’on peut appeler les plus grands fiords de cette côte. Le passage de la douane du Monténégro se fait sans problème et la route est toujours bonne, ma conduite de plus en plus calme, pour profiter de ces magnifiques paysages. Je reste au petit village de Peraste que j’adore. L’église a un petit musée magnifique pleins de trésors, les deux îles sont un beau sujet de peinture et il y a des tavernes pleins de charme. J’y passe du bon temps et me sent prête pour repartir mardi visiter une plus grande ville, 30 km plus loin. Kotor, ancien port militaire, avec des fortifications et murailles presque aussi important qu’à Dubrovnik. La ville est belle, beaucoup de boutiques quand même, et dans toute cette région les gens sont très accueillants et travailleurs. Partout les rénovations et reconstructions sont en cours ou fait et c’est du très beau travail. Apparemment beaucoup d’investisseurs anglais et russes qui apportent les fonds nécessaires. Et j’ai eu le plaisir de me faire aider trois fois de façon extrêmement généreuse lorsque je demandais simplement un renseignement. Une habitante m’a conduit à travers toute la ville pour me montrer ou se trouve la librairie, un Monsieur m’a réparé la pédale de mon vélo sur le trottoir alors que je cherchais un atelier et le livreur de la compagnie de gaz a téléphoné à son dépôt qui se trouve sur ma route pour qu’ils prévoient de remplir ma bouteille de gaz, ce qui n’est pas rien, car je n’ai pas du tout les mêmes bouteilles qu’ici. Et toujours des moments de discussions sympathiques, souvent avec des personnes qui ont travaillé en Allemagne ou en Suisse. Qu’est-ce que c’est agréable d’arriver ainsi dans un pays.

Mardi je continue mon bout de chemin et rencontre, attirée par la voile sur la plage, deux parapentistes, Kurt et René, qui viennent, devinez d’où, de 15 Km de mon village natal. De l’Emmental en l’occurrence et l’un se rappelle de mon père ! Je visite le petit village Sveti Stefano, fait mon jogging puis nous passons une bonne soirée à la pizzeria. Ils ont commencé leur année sabbatique dans les pays du nord, et continuent maintenant dans le sud en allant d’un spot de parapente à l’autre. Ils ont aménagé un fourgon postal eux même de façon génial et leur site paraway.ch doit certainement être bien.

Cette nuit gros vent, pluie et vagues tonitruantes. Une bonne journée pour rouler s’annonce, mais avant de partir, bien installée sur un point de vue au bord de la route dans mon camping car, petite peinture de Sveti Stefano. Vrai départ vers 11h30. Et dix minutes plus tard, zut, la voiture devant moi s’arrête pour rien de visible et celle de derrière me rentre dedans, phare et pare choc foutues, émotions etc. La voiture du jeune conducteur est sérieusement enfoncée, beaucoup plus que la mienne. Encore une fois les Monténégrins sont vraiment très sympa, deux personnes s’arrêtent pour faire l’interprète, le frère vient, la police finalement aussi, les démarches sont longues mais aboutissent à un constat qui sera notifié par le juge le lendemain. Mais comment faire réparer mon véhicule ? Surtout que cela concerne la partie habitacle et qu’on ne trouve tout simplement pas de camping cars au Monténégro. A l’office de tourisme on m’appelle un garagiste qui vient voir sur place et me guide jusqu’à son garage. Le chemin d’accès m’a fait peur, en terre, étroit etc. Mais, efficace le garage, impeccable, le patron parle allemand, la réparation de fortune est solide, tout refonctionne pour 10Ђ et la vraie réparation se fera à la maison. Des émotions qui fatiguent mais la vie retrouve ses belles couleurs. Et je reprends la route jeudi après le tribunal avec un arrêt très rapidement car une magnifique oliveraie réclame les crayons. L’extraction de l’huile se fait juste à côté et j’apprends que les arbres, expertisés par un scientifique, ont plus de 1000 ans.

Je visite Ulcinij dernier village au sud de la Croatie. Parfois c’est intéressant même quand il n’y a pas de coin particulièrement joli. En l’occurrence le centre de ce village est encore très détruit, non pas à cause de la guerre, mais à cause du tremblement de terre de 1978 et de la lenteur administratif puisqu’il s’agit de maisons classées au patrimoine. Selon l’informaticien qui a réglé mon souci d’internet, c’est le grand problème du Monténégro.

Enfin vendredi matin départ pour l’Albanie, j’en ai tellement entendue parler des routes impraticables, de la conduite, des conditions de vie, je ne cache pas une certaine appréhension. La douane sans problème, les taxes sont de 10Ђ. Le fameux pont passe très bien et je vois beaucoup de la vie. Les enfants qui vont à l’école à 7h30, habillé très chouette évitant au mieux les flaques. Les hommes à la pêche aux anguilles et poissons dans la rivière, le marché à même la rue. Les constructions très belles ou très pauvres, souvent pas fini. Les décharges de poubelles partout, dans la nature, au milieu de la ville. C’est vrai que leur moyens sont très variables, les prix aussi, 30 cts le chausson à la viande, 1Ђ le diesel, 10 Ђ entrée et plat dans un resto de luxe. J’ai adoré cette vie grouillante, les sourires et bonjours partout, la gaîté est dans l’air. La route d’Ulcinij à Shkoder, Tirana et Elbasan impeccable (évidemment c’est l’autoroute, comme j’ai appris à la douane en sortant du pays), en tenant compte d’une partie montagneuse avec des bonnes épingles. J’ai visité Shkoder et Lezhe, par contre à Tirana la circulation était mortelle. Il faut savoir que chaque voiture s’arrête là ou elle en a besoin, en double ou triple file sans problème, les piétons traversent partout, des groupes de jeunes, des carrioles à ânes, scooters à quatre, bicyclettes pour dames en talons aiguilles ou paysans avec ses poules se mélangent gaiement. La police fait la circulation, un peu comme avec une tapette à mouche. Je n’avais pas le courage de m’arrêter, car des parkings je n’en ai pas trouvé au bon moment et je craignais vraiment le pire. Peut-être était-ce l’heure. Alors j’ai fui à la campagne et je me suis arrêtée dans le premier coin sympa, un resto de luxe ou j’ai mangé en toute quiétude de la bonne viande pour récupérer de la frayeur. La viande se trouve en grande quantité ici, entre autre suspendu au bord de la route dans des petites cabanes de fortune. Pour ma nuit j’ai choisi un petit village à l’écart ou tous les enfants se sont attroupés autour de mon camping car, rapidement chassés par l’aubergiste d’à côté. Le lendemain matin échanges et visites se prolongent et je fais la course de bicyclette avec les garçons car ils admirent mon vélo. (et pourtant je leur dis qu’il a trente ans) moi j’hérite du vélo de l’aubergiste qui ont 50 ans chacun ! Leurs vélos n’ont ni vitesses ni freins encore moins une sonnette.

Puis en route pour Elbasan. C’est une ville qui me semble plus propre, agréable et organisée que les précédentes, même si pauvreté, véhicules tout genres, routes défoncées etc restent. Les gens aiment discuter, certains parlent français et ils aiment être pris en photo. Heureusement assez peu mendient de l’argent. Mais je suis quand même très touchée par cette vie et ces conditions difficiles. S’ajoute une pollution très forte entre les vieilles voitures, l’essence médiocre, l’industrie enfumant toute la vallée et la poussière. Je reprends donc la route pour rejoindre Lin et Pogradec qu’un Albanais m’a conseillé. En fait c’est une ville en bord de lac avec des quais, 2 rues et quelques bâtiments arrangés pour un début de tourisme.

Par contre je fus saisie par Lin. De loin magnifique station balnéaire au bord du lac Ohrid, s’étirant sur deux flancs de montagnes verdoyants. Comme souvent la route d’approche n’est pas goudronnée et la vie dans le village nous plonge dans d’autres temps inconnus par nous. Quelques structures en béton de bâtiments inachevés, sinon une rue principale boueuse certainement à cause de la pluie récente, des maisons en pierre s’effondrant à pleins d’endroit sans aucun confort. Les femmes sont assises à même la rue sur un morceau de carton en train de tricoter au soleil, les enfants nombreux(4 -5)par famille), en chaussettes et tongues, parlent souvent un peu de français. Je parle un moment avec deux familles en train de vider leur filet de pêche et préparer les poireaux en grande quantité. Je ne me vois pas prendre tout cela en photo, je me sens voyeur et gênée par tout ce que j’ai et je connais. Comment pourrait-on accepter ces différences et comment les réduire. J’y pense toutes les heures suivantes.

Beaucoup de reflexions et bouleversee. Il va falloir du temps pour digerer cela. Bises a tous.

Par Hauchard Christa - Publié dans : journal découvertes
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 09:06

Que les journées sont bien remplies, même quand je me décide de ne rien faire. Je ne peux décidément pas tout vous raconter. Alors les points phare : le marché de Trogir avec toutes les femmes qui y apportent leur récolte, très touchant, ensuite la visite de la ville deTrogir, qui est très belle, encore un coin du patrimoine de l’Unesco comme Plitvicka, Sibenik, Split, Dubrovnik et Mostar. La vielle ville a beaucoup de caractère, le tout est construit avec la pierre blanche de l’île de Brac, cette même pierre qui servait pour la maison blanche et dans le monde entier pour différents monuments.

Ensuite Split avec son palais diclétien. Egalement beacuoup de coins charmants, j’ai beaucoup aimé la visite de l’expo et le contact avec Neva Pizzul, artiste croate très sympa avec des peintures plein de sa vie et de ses émotions. Et le musée du sculpteur croate Mestrovic. Cela m’a changé des parcs naturels, un peu de culture quand même.  Les ruelles de Split sont encore plus petites qu’à Venise, et  ne me permettaient parfois même plus de passer avec mon vélo. Les quais aussi étaient curieux.  Sur la grande esplanade avec une vingtaine de bancs il y a sur chacun un jeune avec son ordi et le casque en train de discuter. J’en ai profité pour demander si l’un d’eux pouvait arranger mon accès internet et apprend que tous sont des polonais, mais avec toute la bonne volonté de l’un d’eux, mon ordi n’accepte malheureusement toujours pas les réseaux ouverts. A resoudre.
A mes différentes haltes j’ai  croisé plusieurs fois le couple de la soirée « Macke» et je vois qu’en culture ils sont bien plus fort que moi. Mais ce n’était pas mon premier but. Ces rencontres sont d’ailleurs assez sympa, il y en a d’autres que j’ai revu plusieurs fois et ainsi nous sommes déjà une petite communauté d’itinérants.

Lundi, journée de repos complet : après toutes ces visites et avec un magnifique soleil c’est plage et baignade et ça fait du bien au point que j’arrive enfin à faire de la peinture le soir dans mon camping car, étant un peu moins fatiguée que d’habitude.

Et le lendemain évidemment je profite d’être reposée pour m’inscrire à une plongée. La dernière date des « Cinque Terre » en oct. 07 et en dix ans de brevet j’en ai fait tout juste vingt. Mais je ne voudrais pas tout perdre et j’ai bien fait car la sortie était super. La haute saison terminée j’étais la seule cliente et le moniteur avait tout le temps pour s’occuper que de moi, fort rassurant pour ma grande expérience ! D’abord étoiles de mer, poissons, plantes aquatiques à 6m sur fond blanc puis un tombant avec une grotte,  un pont en rocher avec toute sa faune et flore. Magnifique changement d’univers qui témoigne encore de la richesse de notre terre.

Après cette belle journée je roule, pendant les dernières heures de soleil,  le long de la côte jusqu’à Dvrenic env. 50 km plus bas.  Les paysages au  bord de mer sont splendides et la place de stationnement trouvé au pied du ferry est parfait : calme, soirée douce et vue magnifique. Alors pourquoi courir, je me la coule douce mercredi en faisant de la peinture du paysage sous marin et du lever de soleil, un peu kitsch mais bien ce que j’ai vu. En cours d’après midi, première rencontre avec des  français, Hélène et Alexis, jeune couple avec leur chien. Ils reviennent d’un périple de 3 mois et me donnent plein de tuyaux pour  de beaux endroits à visiter. Ensemble nous apprécions des spécialités croates de poulpe au resto.

Avec cela je ne tiens plus en place et jeudi matin départ tôt pour Mostar en Bosnie Herzegovine. Je m’arrête 10min après le départ, les lacs autour de Ploce sont si beaux, photos et croquis s’imposent. 10 min après, encore un arrêt : La police croate utilise aussi les jumelles pour les excès de vitesse et ils sont aussi précis que chez nous et un seul policier est parfaitement efficace. Heureusement il était vraiment très gentil. Après cela encore des émotions fortes : se trouver à Mostar, au cœur d’une histoire aussi lourde et récente me bouleverse. Musée, photos et films retracent les évènements.  Un cimetière entier avec des décès qu’en 1993, des visages de gamins sur les tombes, encore des murs criblées de balles, des maisons et villages entiers éventrés. Mais heureusement aussi une population très accueillante et souriante, un lieu très sécurisé et une reconstruction merveilleuse en cours. C’est bien de voir que la vie reprend le dessus malgré tout, espérons que cela ne se reproduira plus. La ville regorge de tavernes et lieux sympas et j’y mange une délicieuse tarte  à la viande cuite sur les braises.

Après une journée aussi riche je tombe de sommeil sur le premier parking venu après une petite visite du village fortifié de Pocitelj sur le chemin du retour vers la côte dont je n’ai pas pu me passer.

Vendredi je retourne au bord de mer à Ston sur l’île de Peljesac. Je profite d’une magnifique plage, 6 personnes en tout, la journée avec baignades et peinture, le soir à la lumière des bougies avec un couple allemand Petra et Robert.

Samedi départ tardif pour Dubrovnik, que je visite au milieu d’une foule peu agréable. La ville regorge de magasins de souvenirs ou de « prestige » et bien qu'elle soit belle et imposante avec ces murailles, je la trouve  moins sympathique que Trogir ou Split et les habitants sont peu visibles. Heureusement là encore on peu s’écarter un peu de la foule et  trouve alors des ruelles sympathiques.

Je retourne encore un ou deux jours a la mer puis je traverserai le Montenegro et l'Albanie pour rejoindre la Grece. Bises a tous. 

 

 

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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 10:11


Après avoir fait bonne route et toutes mes investigations à Plitvicka samedi 11 oct. je pars dimanche matin tôt pour avoir le temps au parc naturel,  très commercialisé ! Ce n’est pas le calme de Risjnak, les cars de touristes affluent en masse, à faire peur. Mais cela se repartit bien et comme la plupart des visiteurs restent groupés avec leurs guides il y a des moments calmes. Et ce d’autant plus que je me mets à la peinture et là on ne voit plus les gens. Les chutes d’eaux sont magnifiques, mais pour la photo il faut savoir qu’elles se trouvent toujours à l’ombre et en contre jour, car c’est l’existence des mousses qui se calcifient au long des années qui créent les variations des trajets de l’eau. Alors cela devrait être plus facile avec la peinture, puisque on peut jouer soi-même avec la lumière, mais encore faut-il savoir peindre l’eau bouillonnante, pas facile.

Lendemain journée tranquille au bord de la rivière un peu plus loin et mardi la route pour retrouver la mer et l’île de Rab. Arrivée à Jablanat au port du ferry avec sympathique rencontre d’un couple autrichien, Heinz et Maria avec lesquels je partage une bonne soirée et les poissons pêchés par Heinz. Par ailleurs en connaisseurs de la Croatie ils me donnent plein de conseils de lieux intéressants. Le lendemain je visite l’île de Rab en vélo après avoir pris le ferry. Mine de rien cela monte et descend pour rejoindre Rab et j’ai fait une bonne journée de sport, interrompue d’un sympathique moment de peinture. Cela donne l’occasion de parler avec tous les gens qui s’arrêtent. La ville de Rab est jolie, il y a surtout beaucoup de bateaux et de belles maisons de vacances et le contraste du paysage, dénudé côté est et, verdoyant à l’ouest, protégé de la bora, est impressionnant.


Apparamment je ne trouve pas vraiment le calme et je pars jeudi le long de la côte  pour Krka, visite de Skradin d’abord et soirée avec un autre couple de campeurs allemand avec jeux de dés, Macka et Kniffel. Ceci après avoir été viré de notre beau parking, mais  nous nous sommes installés, à trois camping cars, exactement 30m plus loin ou il n’y avait pas de panneau d’interdiction. Il faut dire ils prennent l’argent des touristes, tout est payants, parks, toilettes etc. Vendredi visite des spectaculaires chutes d’eau, les Skradinski slap. Pas vraiment beau temps ce jour mais en m’attardant un peu au pied des chutes j’ai le bonheur d’attraper un bref rayon de soleil sur l’eau. Cela change tout de suite, c’est  magique et très beau.


J’ai encore le temps de visiter Sibenic et m’installe pour la soirée à Primosten, petit village sympa, avec stationnement au port. 

Les soirées de cette semaine ont passées bien occupées, mais quand-même, la pluis importante difficulté constatée jusqu’à maintenant réside dans ces moments. Surtout que je prends vos recommandations de sécurité bien au mot et ne sort pas trop le soir.

Bisous a tous Christa

 

 

Par Hauchard Christa - Publié dans : journal découvertes
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 21:24

Jeudi 18 sept Venise

Bellissima, la vie est bellissima. J’ai fait ma vidange, mon remplissage d’eau, mon ménage !! ma première lessive, j’ai une super place pas loin de Venise, au pied du bus et maintenant je suis assise à 20 m du camping car avec un verre de prosecco à l’hôtel en train de faire mon message pour vous ! Sans parler de tous les mails que j’ai eu de votre part, à chacun un grand merci, c’est super, je ne me sens pas seule du tout.

Alors en route pour ma première après-midi à Venise. Et comme je ne connais pas du tout, je me dis, qu’il doit bien y avoir moyen d’aller un bout en vélo. Et de bout en bout, je me trouve à la place St. Marc avec mon vélo sous le bras. Mais au fil des ponts je me suis quand même sentie un peu gênée. Heureusement que la honte ne tue pas et que j’étais seule, il n’y a guère quelqu’un de vous qui m’aurait accompagné dans cette aventure, n’est-ce pas ? Au moins cela aura le mérite d’être exceptionnel.


Le lendemain je me décide quand même pour les transport publics surtout que le bus me prend au pied du camping car et que le vaporetto est super sympa. Au fait Venise est vraiment magnifique et il n’y a pas trop de monde en ce moment (surtout quand on emprunte les routes) vides pour avancer en bicyclette.

Cette après midi : peinture. Faut que je m’entraîne, les histoires de perspective ne sont pas simples du tout et dimanche je commence un cours qui n’est pas pour débutants. Grâce à ma copine Renée du dernier cours qui m’a dit que cela ira bien pour moi. Mais j’ai vu peindre plein de gens aujourd’hui et cela n’avait rien à voir avec mon « chichouillage » (mot du midi, appris à mon dernier cours et qui veut dire faire plein de petits détails. Je l’ai retenue car c’est encore bien mon cas.

Avec toutes ces bonnes nouvelles je vous dit à la fin de la semaine prochaine car je serai occupée avec le cours, les soirées avec Renée ou en groupe et j’ai besoin d’une pose intenet. Alors sachez que tout va bien et les prochaines nouvelles seront pour dans 10 jours. Bisous

Par Hauchard Christa - Publié dans : journal découvertes
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  • Femme
  • 14/08/1959
  • Après une vie familiale, professionnelle et sociale bien remplie, j'aspire à une introspection sous de nouveaux horizons. Une année sabbatique, avec des voyages et des projets surprises sont la raison de ce blog. Venez les découvrir!

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