Dimanche je pars en balade à vélo et, cela devait arriver, ma
roue se trouve avec une punaise et je suis quitte pour rentrer les 10km à pied, je l’avais accepté d’avance car je n’avais pas envie de me trimbaler à chaque fois avec la pompe et le matériel de
réparation. De toute façon j’ai le temps. Pour ce jour, l’exercice est fait et l’après midi je visite tranquillement Svolvaer le chef lieu des îles Lofoten. En arrivant je retrouve par hasard Gaby
et Georges, reconnaissables de loin soit par leur voiture avec le canoë, soit leurs casquettes et le chien.
Cela me fait super plaisir de passer un moment avec eux. Repas
et scrabble le soir, Lundi visite de Hennigsvaer, le Venise du Nord et encore une soirée en commun, un scrabble et un beau soleil à minuit, qui descend de nouveau suffisamment pour devenir rouge
sans cependant se coucher.
Après ces deux jours nous nous quittons ravis et je suis plein
d’entrain pour la peinture, j’ai du retard pour les paysages de pluie, cela fait déjà quelques jours qu’il fait beau et les bateaux typiques de l’île sont aussi au programme. Après ce moment
studieux il me faut de la dépense physique et le bleu turquoise de la mer me fait trop envie. Je me lance sans même tâter la température, ce n’est pas la peine, Gaby m’a dit qu’elle avait mesuré 12
degrés l’autre jour. Je tiens le coup pour quelques brasses et suis ravie. Après cela je continue un peu de route, comme si souvent j’ai envie d’avancer, mais j’arrive à faire 10, 20 ou maximum 30
km.
Et voilà le stationnement de rêve à l’abri du vent, des îles à
explorer, des bigorneaux à ramasser et un ponton pour le premier bain de soleil en maillot. Bien que très à l’écart, des voisins arrivent le soir. Avec l’avantage qu’ils m’invitent pour leur
risotto aux bigorneaux et qu’ils ont un tas d’expériences intéressantes de voyage en Libye, Jordanie, Syrie, Roumanie, Maroc etc. J’ai bcp de chance pour la météo, toute la semaine continue avec
grand soleil.Avec quelques nappes de brouillard qui se faufilent certains soirs dans les creux de montagnes.
Plus on descend vers le sud des Lofoten plus les villages de pêcheurs deviennent pittoresques,
Nusfjord, patrimoine de l’Unesco, Sund, encore de la pêche très active, Reine très pittoresque mais de ce fait très touristique. Il faut dire les juilletistes sont arrivés, on le sent. Je me prends
le temps de flâner, peindre et faire des tours de vélo. Et au coin d’une rue je retrouve Gaby et Georges, avec toujours autant de plaisir pour échanger nos expériences.Me voilà repartie en direction de A, village le plus au sud des Lofoten.
Le temps est tellement magnifique que je me décide pour
une randonné samedi, accompagné d’un camping cariste voisin. Des vues sur la mer, les villages et lacs environnants spectaculaires et au retour encore le courage de visiter le musée de la morue
séchée spécialité des Lofoten.
La randonnée fut si belle que nous nous décidons pour une
autre marche dimanche. La deuxième partie est particulièrement raide mais je suis d’autant plus contente une fois arrivée en haut. Et quelle vue, assise sur une crête étroite, un lac et la mer de
chaque côté.Le temps commence à presser et je vais rejoindre la terre ferme et le sud de la Norvège pour la semaine prochaine. Gros bisous à tous.
J’ai tellement entendu parler en bien de cet archipel d'îles des Vesterlaen et des Lofoten qu’un grand moment de mon voyage arrive. Je commence avec deux belles journées ou je
peux peindre dehors et faire une belle rando en montagne. Les couleurs turquoise de la mer, les vaches à la plage, les énormes bateaux de l’Hurtigruten, des ponts élancées en hauteur, de hautes
montagnes avec de la neige et toujours les maisons de pêcheurs rouges font un décor merveilleux.
Vendredi je tente ma chance pour voir des macareux. Voulant
éviter la sortie touristique en bateau à 100km plus au nord
Tout d'abord la
photo vraiment classique de la Norvège mais il faut la mettre car à l'infini dans toutes les variantes de lumière, de prés fleuris et d'eau c'est vraiment très beau.
Je passe un dimanche tranquille à me balader au bord des fjords et à lire étant
donné le mauvais temps.
On passe sans cesse de la mer aux torrents et lacs de montagne, de cabanons de
pêcheurs avec leurs râteliers de séchage de poisson aux maisons Sâmes avec leur tipi, de pâturages verts aux sol sablonneux ou zones humides. A la fin je suis assez contente de mes km. Le soir je
rencontre un gars de Morzine, marchant bizarrement et me demandant d’où exactement je viens. Il fait toute la Norvège du sud au nord en 15 jours en vélo. 160km tous les jours sans parler des
montées jusqu’à 1000m parfois. Chacun sa petite folie !
Mardi je continue
ma route vers Tromso, entrecoupées de balades
A Tromso il y a un point de vue apprécié au soleil de minuit et comme le ciel
se dégage vers 20h j’y monte vers 22H. Mais lorsque j’arrive en haut une heure après, les nuages sont de retour.
Mercredi jardin botanique des plantes arctiques, cathédrale arctique et
flâneries à Tromso qui est une jolie ville, malheureusement peu accueillant pour les camping cars. Je n’ai encore jamais vu autant de panneaux « interdiction de stationner de 23h à
7h ». Même au cimetière on n’a pas le droit de dormir tranquille, sur le parking.
Vendredi je fais
une sortie en ferry qui dessert 3 fois par semaines des îles très isolées. Sur la première habite un paysan et sa famille, sur la deuxième deux femmes et sur la plus éloignée une poignée de
familles. En ce moment ils reçoivent des touristes. Intéressant de s’interroger sur une telle vie et j’ai l’occasion d’en discuter avec une famille sur le bateau, qui vit cependant près de
Tromso.
Samedi je retrouve
Gaby et Georges pour une demie journée de
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